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Actualité

Bassin d’Arcachon : des drones pour surveiller les parcs à huîtres jusqu’en décembre

today6 novembre 2026

Arrière-plan

Des drones dans le ciel du Bassin : la gendarmerie renforce la surveillance des parcs à huîtres

Surveillance des parcs à huîtres du bassin d’Arcachon par drone
Des drones de la gendarmerie surveillent les parcs à huîtres autour de l’Île aux Oiseaux.

À l’approche des fêtes de fin d’année, les ostréiculteurs du bassin d’Arcachon entrent dans une période particulièrement importante pour leur activité. Mais cette hausse de l’activité s’accompagne aussi d’un risque bien connu : les vols d’huîtres. Pour y faire face, la préfecture de la Gironde a autorisé la gendarmerie à déployer deux drones au-dessus des parcs ostréicoles jusqu’au 31 décembre 2026.

Les fêtes de fin d’année représentent un moment stratégique pour les professionnels de l’ostréiculture. Les huîtres sont particulièrement recherchées à cette période, ce qui peut attirer les voleurs sur les exploitations du Bassin. Plusieurs ostréiculteurs en ont déjà fait les frais ces dernières années. En décembre 2024, 300 kilos d’huîtres avaient notamment disparu d’une cabane ostréicole à Lège-Cap-Ferret. Sur le secteur de Courbey et de l’Île aux Oiseaux, un autre vol avait porté sur près d’une tonne.

Face à ces précédents, les autorités souhaitent renforcer leur présence sur le terrain et donner aux gendarmes des moyens supplémentaires pour intervenir plus efficacement.

Les parcs ostréicoles sous surveillance aérienne

Deux drones équipés de caméras pourront ainsi être utilisés par la brigade nautique de la gendarmerie d’Arcachon. Leur mission : observer les concessions ostréicoles depuis les airs et repérer d’éventuelles activités suspectes.

Ce moyen de surveillance présente un intérêt particulier sur le Bassin, où certaines exploitations sont éloignées du rivage et difficiles à contrôler depuis la terre ou par bateau. Les images captées pourront aider les militaires à identifier plus rapidement des situations inhabituelles et à orienter leurs interventions.

Les drones ne remplacent donc pas les patrouilles habituelles, mais viennent compléter le dispositif de surveillance mis en place pour protéger les professionnels et leurs installations.

Un périmètre et des horaires définis par arrêté

Le recours à ces appareils a été autorisé par Sophie Brocas, préfète de la région Nouvelle-Aquitaine et de la Gironde. L’arrêté préfectoral prévoit une utilisation possible du 30 octobre au 31 décembre 2026.

Dans le détail, les gendarmes pourront réaliser jusqu’à six vols par jour, entre 9 heures et minuit. La zone concernée se concentre autour de l’Île aux Oiseaux, sur les territoires de La Teste-de-Buch, Gujan-Mestras et Lège-Cap-Ferret.

Avec cette surveillance renforcée pendant deux mois, les autorités entendent limiter les risques de nouveaux vols à un moment où les exploitations ostréicoles sont particulièrement sollicitées. Un enjeu important pour les professionnels, à quelques semaines des fêtes de fin d’année.

Écrit par: lea@vivrelebassin.fr