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Dans la maison familiale, au calme, l’artiste se ressource et écrit une grande partie de ses chansons. Loin des sollicitations permanentes, elle retrouve au Cap-Ferret une forme d’évidence : du silence, de l’air, des souvenirs… et cette énergie qui transforme une émotion en mélodie.
Ce lieu est aussi une histoire de transmission. Entre les repères de l’enfance, les saisons passées sur la presqu’île et les moments partagés en famille, le Cap-Ferret est devenu un point d’ancrage intime. Et au cœur de ce refuge, il y a un compagnon de toujours : son piano, offert par sa mère lorsqu’elle avait quatre ans. Quelques notes, un regard dans le jardin, et l’inspiration revient. C’est au Cap-Ferret que Philippine dit avoir écrit la majorité de ses chansons, notamment celles de son album Cardio Drame.
Repérée en 2018 après avoir remporté NRJ Talent (Spécial Cover), Philippine poursuit avec The Voice la même année, puis Destination Eurovision en 2021 avec le titre Bah non. Son duo Always avec Gavin James marque un tournant. Un parcours jalonné de scènes et de rencontres, et une envie de plus en plus affirmée : construire une identité musicale qui ne rentre pas dans une case.
Avec Cardio Drame, elle franchit un cap. Elle le dit sans détour : dans cet album, elle est “vraiment elle”. Une pop qui assume ses nuances, traversée d’influences classiques, jazz ou rock, et portée par une écriture plus personnelle. Elle écrit, compose, et produit, tout en gardant un regard lucide sur son époque notamment sur le bruit permanent des réseaux et le rythme parfois trop rapide d’une génération ultra connectée.
Si Philippine a choisi de vivre en Corse, le Cap-Ferret reste l’endroit où elle revient pour souffler et se recentrer. Une parenthèse où la nature et la mer remettent les idées à leur place. Elle évoque les balades, les sorties en bateau avec son père, les sessions de wakeboard avec son frère Eliot, et les moments de surf avec sa sœur Cassiopée. Une vie simple, dehors, au plus près des éléments.
Même si la presqu’île est “de plus en plus touristique”, elle garde ses coins à part, ses habitudes, ses repères. Ceux qui permettent de ralentir, de créer, et de retrouver ce qui compte. Au Cap-Ferret, la musique ne se force pas : elle bat, naturellement, au rythme du lieu.

Texte & photos : Patrice Bouscarrut — VLB 19
Écrit par: lea@vivrelebassin.fr