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Bruno Roul-Gauffin fait partie des artistes que l’on associe immédiatement au Bassin d’Arcachon. Ses aquarelles, entre vieux gréements et paysages marins, révèlent une maîtrise technique solide et un sens du détail qui rend les scènes presque vivantes. Globe-trotter dans l’âme, il peint aussi la montagne, l’Antarctique ou l’Amérique latine, mais revient toujours à ce fil rouge : la mer, les bateaux, et l’histoire maritime.
Issu d’une famille marquée par la charpenterie de marine (un grand-père breton, un autre basque), il connaît les embarcations sur le bout des doigts. Et ça se voit : la perspective d’une pinasse, les lignes d’un gréement, les volumes… tout tombe juste, là où tant d’autres se perdent.

Entre Arcachon et Andernos, Bruno Roul-Gauffin partage son savoir dans plusieurs ateliers, autour de l’aquarelle, du dessin, de l’acrylique et d’autres techniques. Son parcours l’a mené de la peinture décorative au compagnonnage puis aux arts plastiques, avec au passage des réalisations connues dans la région : le carrousel des Allées de Tourny à Bordeaux, des affiches d’événements, ou encore la célèbre queue de la Baleine d’Arcachon (créée avec d’autres artistes).
Mais au-delà du geste, il revendique une mission : raconter le territoire. Il se souvient d’une enfance au Pilat, d’une “vraie vie” au Moulleau, de ces familles qu’il connaît sur plusieurs générations. Son envie ? Préserver une identité, un patrimoine, une mémoire locale, à travers des projets d’écriture et de récit.
Derrière le peintre, il y a aussi l’enfant. Et son trésor s’appelle les voiliers de bassin. Pas “du Bassin”, mais voiliers de bassin : ces petits bateaux miniatures que l’on fait naviguer sur un plan d’eau, comme au jardin du Luxembourg. Tout a commencé avec celui de son grand-père, qu’il avait le droit de prendre. Un souvenir fondateur.
Aujourd’hui, Bruno Roul-Gauffin possède plus d’une centaine de voiliers de bassin, dont des pièces rares venues de différents pays. La plus ancienne date de 1880, et certaines sont restées “dans leur jus”, intactes, chargées d’histoire. Trouver ces modèles devient de plus en plus difficile. Alors, à l’approche de la retraite, il envisage d’en fabriquer lui-même.
Il ne prête pas ses bateaux (trop précieux, trop personnels), mais il envisage de montrer sa collection de temps en temps. Et franchement, on l’espère : ce petit musée intime mérite d’être vu.
Texte & photos : Patrice Bouscarrut – VLB18
Écrit par: lea@vivrelebassin.fr
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