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Nature & Littoral

Des coquilles d’huîtres au béton marin : l’aventure CalX sur le Bassin

today1 février 2026 5

Arrière-plan
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Sur le Bassin d’Arcachon, des montagnes de coquilles d’huîtres s’accumulent chaque saison. Longtemps vues comme un déchet complexe à collecter et à valoriser, elles pourraient bien devenir une ressource d’avenir. C’est le pari de CalX, une jeune entreprise née d’une réflexion familiale pendant le confinement et portée aujourd’hui par Douglas Bertin et son associé Quentin Germe. Leur idée : transformer les coquilles d’huîtres en matière première, et développer une alternative 100 % naturelle au béton marin, tout en soutenant les ostréiculteurs et la biodiversité.

Transformer les coquilles d’huîtres en ressource

Le point de départ de CalX est simple : arrêter de considérer les coquilles d’huîtres comme un problème, et les traiter comme une opportunité. L’objectif affiché est ambitieux : remplacer, à terme, un béton classique très polluant par un matériau pensé pour le milieu marin et capable de “travailler avec” l’océan plutôt que contre lui.

Pour avancer vite et concrètement, CalX distingue deux axes de développement :

  • des ouvrages structurels, plus longs à mettre en place car normés et destinés à durer ;

  • des projets non structurels, comme des récifs, plus rapides à déployer pour amorcer l’action sur le terrain et revaloriser les coquilles dès maintenant.

En clair : commencer là où l’impact est immédiat, sans perdre de vue l’échelle industrielle.

Une filière locale avec les ostréiculteurs

CalX veut surtout construire une filière ancrée sur le territoire. Logique : sur le Bassin, la matière première est là, et les besoins aussi. L’entreprise mise donc sur une implantation locale, au plus près de celles et ceux qui produisent ces coquilles au quotidien. « Nous sommes incubés au pôle économique de la Cobas à La Teste, les pieds dans la vase, avec les ostréiculteurs », résume Douglas Bertin.

L’idée est d’éviter les transports inutiles et de créer une mini-unité locale : transformer sur place, générer des revenus via la revente de coquilles broyées (notamment pour le BTP ou certaines peintures), et financer en parallèle la recherche et le développement de solutions marines plus avancées.

Le projet se nourrit aussi de collaborations directes avec les professionnels du Bassin, notamment avec Jean Lenoir, de la cabane La Dégust’ du Grand Coin à Petit Piquey, avec qui CalX travaille étroitement.

À terme, CalX vise une capacité de valorisation pouvant aller jusqu’à 6 500 tonnes par an, avec l’ambition de lancer les premières structures marines en “béton CalX” : digues, pontons, récifs.

Au-delà de l’innovation, l’enjeu est clair : créer des emplois, réduire les coûts de collecte, et protéger l’écosystème. En prouvant qu’un déchet d’hier peut devenir la ressource d’un avenir plus durable.

Contact : contact@calx-sea.com


Texte : Léa Granet • Photos : Jean-Christophe Lauchas VLB19

Écrit par: lea@vivrelebassin.fr

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