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Art de Vivre

Olivier Marchal, son Bassin intime…

today17 janvier 2026 5

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Acteur, metteur en scène et cinéaste, Olivier Marchal garde un lien viscéral avec La Teste-de-Buch, où il a grandi… et où il a aussi lancé son festival de théâtre Les Scènes d’Olivier Marchal. Dans ce portrait, il se livre sans filtre : des souvenirs lumineux, une nostalgie tenace, et cette hypersensibilité qu’il n’a jamais vraiment rangée au vestiaire.

Une enfance à La Teste, entre chocolatines et cinéma

Quand il parle de son enfance sur le Bassin, Olivier Marchal évoque des images très précises. Ses parents tenaient une pâtisserie place Jean Hameau : il dormait au-dessus du four et se réveillait chaque matin avec l’odeur des chocolatines. Un rituel simple, presque cinématographique, comme un ancrage.

Très tôt, il met aussi les mains dans le travail : dès 13 ans, il aide pendant les vacances, commence à l’aube, termine en début d’après-midi… avant de filer à la plage. Il se souvient aussi de ce qu’il gagnait “pour aller au cinéma”, au Vog, et de ces samedis de tournoi des 5 Nations où son père stoppait tout pour partager un moment avec les ouvriers. Une éducation à la dure, mais profondément humaine : le respect du travail, des gens, et la conviction que rien ne se fait sans acharnement.

Une hypersensibilité qui ne l’a jamais quitté

L’adolescence est racontée comme une période instable, parfois sombre. Il lit énormément notamment des polars et va jusqu’à recopier certains textes mot pour mot, nourrissant au passage une écriture marquée par l’argot et le sens du dialogue. Il se décrit adolescent solitaire, complexé, souvent “à côté”, avec la mélancolie comme bruit de fond.

Le théâtre arrive comme une bascule : une professeure remplaçante lui confie un rôle principal, et c’est la révélation. Plus tard, il évoque aussi ce “syndrome de l’imposteur” qui reste présent, malgré les succès publics et cette manière qu’il a de prendre le temps avec les gens, parfois longtemps, parce que le lien compte.

Son parcours passe ensuite par des choix radicaux : le droit (qu’il abandonne par ennui), l’armée à Cazaux, puis la police. À 21 ans, il est inspecteur ; à 22 ans, déjà à la Criminelle de Versailles. Une expérience dure, fondatrice, qui explique aussi la tension de ses films : ce qu’il a vu l’a “détruit et construit” à la fois.

Texte & photos : Jean-Christophe Lauchas — VLB 19

Écrit par: lea@vivrelebassin.fr

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